samedi 10 février 2018

Mon procès en diffamation

Pourquoi, me direz vous , éprouvez-vous le besoin de raconter publiquement, par le menu votre procès en diffamation ?
Tout simplement parce que je viens d'apprendre, de la bouche même du Juge d'instruction qu'au cours de ce procès je n'aurai ni la possibilité de me défendre ni celle de montrer les preuves dont je dispose pour démontrer que mes allégations ne sont pas mensongères , que tout ce que je dis est vrai et qu'on m'accuse à tort de " diffamation " .
A mes yeux la diffamation est un acte horrible et monstrueux.
J'ai moi-même été victime de diffamation et de dénonciation calomnieuse , je suis donc placée pour savoir les dégâts que cela cause et ce que l'on ressent dans ce cas.
Il m'est insupportable d'être accusée d'un tel acte : Ce n'est pas tant l'argent que cela va me coûter mais le simple fait d'être accusée de diffamation qui me met hors de moi.
Ce qui me paraît également odieux c'est d'avoir appris de la bouche même du Juge d'instruction que je n'aurai aucune possibilité de me défendre et de m'expliquer.
Je le pressentais car les gens auxquels je m'en prends sur mon site sont des " intouchables "  tuteur, Juge des Tutelles, notaire, ces gens-là peuvent tout se permettre en toute impunité.
Si vous dénoncez leurs agissement vous êtes automatiquement coupable de diffamation.
J'insiste sur le mot " automatiquement " .
Car ce qui est scandaleux à mes yeux  c'est que cette accusation de diffamation ne soit pas une seconde remise en question par le Juge.
Où sont les droits de la Défense ?
Sommes-nous en démocratie  ?
J'ai quant à moi l'impression d'être revenue cinquante ans en arrière, en pleine période stalinienne.
Tant que les gens ne sont pas eux mêmes confrontés à une telle situation ils ne peuvent pas croire que c'est vrai.
Et pourtant...

2 commentaires:

  1. Quand les lois permettent aux violents et aux vicieux de prospérer aux dépens des faibles qu'ils soumettent à leur fantaisie, les âmes nobles qui ont le courage de dénoncer l'iniquité sont contraintes au silence, parfois liquidées. De temps à autre, la France condamne un innocent par mesure dissuasive, c'est la politique de l'intimidation par l'exemple, un avertissement à l'adresse de celui qui aime la vérité : « Tu la fermes ou on te brise ! Il n'y a pas de vérité en dehors de la loi, or la loi, c'est nous, et elle dit ce que nous voulons lui faire dire ! » L'acte fondateur de la démocratie, c'est le meurtre de Socrate. S'en prenant à vous, l'institution envoie un message on ne peut plus clair : « À qui le tour ? »

    RépondreSupprimer
  2. Le pire coupable est présumé innocent jusqu'au jugement.
    Toutefois, le rôle du juge est de protéger les lanceurs d'alerte si vous arrivez à lui prouver votre bonne foi.
    L'idéal serait de pouvoir fournir les preuves au lecteur, en même temps que de dénoncer...

    RépondreSupprimer