mardi 10 octobre 2017

La putainerie tutélaire



Un  extrait de l'opus de Philippe Cailleux " Je " est une chose 



Des personnes, irréprochables dans le privé, se métamorphosent, (en particulier dans le cadre professionnel), en des machines totalement déconnectées de la conscience et capables de détruire (ou de le laisser détruire) froidement un être humain sans hésiter ni montrer ne serait-ce qu'un soupçon de compassion à son égard comme si elles ne voyaient en lui rien de plus qu'un vulgaire objet. C'est le maillon faible, il saute, quoi de plus normal, puisque il en va de l'intérêt du groupe ? Mais pour pouvoir la broyer sans état d'âme, les liquidateurs dépouillent préalablement leur cible des attributs qui faisaient de lui un de leurs semblables en le « chosifiant ». Un rouage, ce n'est plus un homme. C'est à cela que la « protection juridique des adultes vulnérables » réduit les malheureux qui tombent entre ses griffes, après avoir tué en eux toute humanité, elle fait ses choses de leurs coquilles vides.

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