mercredi 15 novembre 2017

Faut-il mettre les "Diogène " sous tutelle ?



Doit-on mettre les « Diogène » sous tutelle ?

Certaines personnes sont atteintes du syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 19751 pour caractériser un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres. Ce syndrome est une forme extrême d'accumulation compulsive ou syllogomanie.

Le nom « Syndrome de Diogène », adopté en 1975, fait référence à Diogène de Sinope, philosophe grec du ive siècle av. J.-C.et figure clé du cynisme ainsi que disciple d'Antisthène. Diogène est surtout connu pour la vie qu'il menait en dehors de toute convention sociale, même si son but réel était de vivre hors de la culture et de la civilisation grecque, en se pliant par exemple à certaines restrictions susceptibles de lui apporter une plus grande indépendance vis-à-vis des biens matériels, une plus grande liberté morale. Les motivations de sa vie hors normes disparaissent aux yeux de la société, parfois choquée par son habitation dans une jarre renversée ou sa pratique de la masturbation en place publique.


Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le syndrome associe entre autres2 :

· une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique3,4,5,6 ;

· une accumulation d'objets hétéroclites, nommée également syllogomanie7,8 ;

· un déni de son état, associé en conséquence à une absence de toute honte ;

· un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;

· un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;

· une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours)

La première étude de ce modèle de conduite date de 19669.


Historique[modifier | modifier le code]

En 1966, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d’hygiène personnelle et domestique inquiétantes9. Ils avaient constaté chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et avaient appelé ce tableau « syndrome de décompensation sénile ».


Symptômes[modifier | modifier le code]

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible ; elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle. Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue une illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, elle essaie d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur. Accumuler aussi chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faireentretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.


Patients[modifier | modifier le code]

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche3,9. Ce comportement peut être encouragé par une fragilité financière perçue, réelle ou non. La solitude, voulue, ou l'isolement, subi, semble le facteur de déclenchement principal.


Étiopathogénie[modifier | modifier le code]

La prévalence des maladies neuropsychiques est entre 30 % à 80 % chez les personnes souffrant du syndrome de Diogène selon différentes études10[réf. à confirmer], mais presque de 100 % chez les jeunes sujets11.


Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement doit commencer par la détection des cas de risque, puis l'admission dans un hôpital spécialisé ou une unité de gériatrie, avec étude des troubles médicaux. On prend ensuite des mesures adaptées de protection sociale pour éviter la rechute du patient dans ses conditions de vie antérieures. Dans quelques cas, il convient de traiter aussi une éventuelle pathologie psychiatrique associée (dépression, délire chronique)12.

S'il n'est pas possible d'assurer la vie en commun ou de placer le patient dans une institution sociale, il faut lui assurer un suivi régulier, des visites à domicile, et un travail coordonné de services sanitaires (médecin, infirmier(e), ergothérapeute) et sociaux (travailleur social)12.


 La question que je me pose :
Si ces personnes atteintes de cette situation s’accommodent en général de cette situation il faut bien reconnaître que cela peut être incommodant pour le voisinage ou l’entourage.



Perso je reconnais que si j’étais propriétaire je ne serais pas enchantée d’avoir un Diogène dans mes murs…

Certaines personnes sont placées sous tutelle au motif d’être Diogène…

Cela me laisse sceptique : le tuteur est supposé gérer les comptes des personnes incapables de le faire PAS VENIR FAIRE LE MENAGE CHEZ ELLES !

Sous tutelle ou pas sous tutelle un Diogène restera un Diogène.

D’autre part (mais ça reste à vérifier) il semblerait que ce syndrome ait été retiré de la liste des maladies mentales.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire