mercredi 5 décembre 2018

L'étrange laxisme de la justice envers certains avocats

L'étrange laxisme de la Justice vis-à-vis de certains avocats
http://www.dhnet.be/regions/charleroi/tribunal-charleroi-sursis-partiel-pour-l-ex-avocat-qui-avait-depouille-ses-clients-5c058d32cd70e3d2f70d5f4f?fbclid=IwAR1RxSpy25lw-X6wtV-uZZWIoFEeI9yRrDb38LQjUvMImV9bmOb6I5QolIQ

L'histoire se déroule en Belgique,  Bruno Dupont ( j'ai changé le nom) avocat au Tribunal de Charleroi a détourné la modique somme de 1,7 millions d'euros à ses administrés ...
En Belgique le système qui correspond à notre tutelle française s'appelle Administration des Biens et les malversations y sont aussi nombreuses qu'en France.
Pendant des années cet avocat a pu mener grand train ( voitures de luxe, montres de marque etc.) sans être le moins du monde inquiété et a fini par se faire pincer quand il a commis l'imprudence d'acheter une voiture en liquide , petit détail qui prouve qu'il devait se croire intouchable et qu'il bénéficiat peut-être de protections haut-placées
L'article nous dit qu'il  maquillait ses comptes de gestion or quand on sait qu'il a vidé complètement le compte d'un de ses administrés qui avait touché une indemnité de plus de 600.000 € on se dit que le Juge de paix ( l'équivalent du Juge des tutelles chez nous ) n'a pas été très regardant au niveau des contrôles.
Comment ces détournements ont-ils pu échapper si longtemps à sa hiérarchie  ?  A-t-on cherché à savoir si celle-ci a fermé les yeux ? et si oui y aura-t-il des sanctions ?
Le journaliste n'en dit mot mais on est quand même en droit de se poser des questions !
J'imagine que le Juge de paix a dû être alerté par des administrés ?
Que des détournements à telle échelle puissent avoir lieu sur le dos de personnes vulnérables est déjà sidérant mais que la Justice soit aussi longue à réagir - dans le cas présent les faits se sont déroulés en 2013 et nous sommes bientôt en 2019 laisse rêveur.
Quand au verdict " cinq ans de prison dont la moitié avec sursis " oui, bon, bof...

2 commentaires:

  1. Je connais l'affaire de ce clown aussi avide que puéril. Il a les cheveux bouclé, sur une grosse tronche de jouisseur porcin, avec un gros bout de nez fendu comme un derrière. Il est encore assez jeune. Il aurait pu se contenter d'une collection de Dinky Toys - je regrette de ne pas avoir gardé la mienne, car elles ont pris de la valeur aussi. Mais non… Ce type grotesque s'est acheté une écurie de course, sans doute avec quelque mythique Bugatti, à moins qu'il ne se fût agi de bolides plus modernes. Il a poussé l’inconscience triomphante et la folie jubilatoire jusqu’à organiser une fête pour tous ses amis (inquiétant de voir le nombre de gens qu’il y avait dans la salle de spectacle louée à cet effet…). Il danse sur la scène en costume étincelant de chanteur ringard, sous une pluie de paillettes et de confettis. Beugle des inepties d’animateur de gala dans un micro. Il saute de joie en l’air en faisant presque des entrechats lorsqu’une belle voiture sport entourée d’un nœud rose descend sur la scène, suspendue à une grue. La pluie de paillettes tourbillonne dans les exclamations qui font écho à ces râles de satisfaction proche de l’orgasme.

    Maintenant, ce pitre nuisible, dont le grotesque est un indicateur sur le niveau de nocivité du système qui lui permet d’exister (et aucun des juges qui n’auraient fait que « fermer les yeux », peut-être du fait de dormir, n’a été inquiété), ce goulaf gobant des fortunes comme toutes les miettes – à son échelle - qu’il peut ramasser se tenait, tête baissée, l’air contrit devant le tribunal dont la salle était occupée d’un grand nombre de magistrats et confrères qui ont l’air de même, un peu contrits. « Je reconnais mes torts. Mais comprenez que quand on est comme moi, un passionné de sport automobile, on est amené à faire des dépenses parfois inconsidérées pour satisfaire sa passion (il joue sur la passion pour faire pardonner son crime) et on se retrouve pris dans une spirale (c’est la spirale qui est responsable, pas lui).

    Les victimes présentes dans la salle étaient dépitées, en pleurs même, devant la légèreté du verdict. Quelle formidable indulgence de la « justice » à l’égard d’un de ses bouffons. Il est évident que si les victimes récupèrent des miettes de ce dont ce bouffon particulièrement gourmand (enfin… non moins gourmand que les autres administrateurs mais plus fou) les a spoliées, elles peuvent s’estimées heureuses. Ces gens désespérés s’en sont retournés chez eux sans faire d’esclandre (selon ce qu’ont montré les caméras…), résignés, écrasés par l’injustice. D’ailleurs, ils étaient déjà détruits avant d’entrer dans la salle. Ils sont ressortis du tribunal encore plus détruits.

    Il y a dans ce cirque et ses clowns à bavettes blanches et robes bordée d’hermine une cruauté surréaliste qui ne peut atteindre un tel niveau de sarcasme existentiel frôlant le macabre qu’en Belgique.
    Vous êtes loin derrière, petits Français…

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