samedi 11 novembre 2017

Bonne nouvelle : Nicole Belloubet a fait ouvrir une enquête !

Bonne nouvelle : Nicole Belloubet a demandé l'ouverture d'une enquête !



Vous vous souvenez peut-être qu'en août dernier l'Association de Défense des Victimes des Tutelles avait écrit au député Patrick Hetzel pour attirer son attention sur le non respect de la réforme de 2007.

Le député Hetzel s'est montré très réactif puisqu'il a immédiatement écrit à la Ministre de la Justice Nicole Belloubet lui suggérant d'ouvrir une enquête à ce sujet. Voici sa réponse à notre courrier :












Et bien c'est fait : cette enquête a été ouverte ! ( Lisez ci-dessous le discours prononcé par Nicole Belloubet aux Assises Nationales de la Protection Juridique des Majeurs )

Il semblerait que le Minsitre de la Justice, si on lit bien son discours , ait enfin pris conscience de l'ampleur des dégâts et nous ne pouvons que nous en réjouir.

Aucun des précédents Ministres de la Justice n'avait vraiment réagi jusqu'à maintenant.

Les députés ont fait un très bon travail avec la réforme de 2007 mais ne l'oublions pas leur job est de faire la loi non de la faire appliquer.


Patrick Hetzel a fait ce qu'il fallait en alertant la Ministre de la Justice et je l'en remercie.

Pour ma part je veux espérer que cette enquête portera ses fruits et qu'un terme sera mis aux immondes spoliations dont sont hélas victimes tant de vulnérables.

J'espère aussi que ceux qui disent : ' Il n'y a rien à faire, ils sont les plus forts ' comprendront qu'il y a toujours quelque chose à faire !

Quand on se bouge, ça marche.




Discours de Nicole Belloubet aux Assises Nationales de la Protection Juridique des Majeurs 



Discours de Nicole BELLOUBET, garde des sceaux, ministre de la justice

Espace Reuilly, Paris 12ème 
Mercredi 8 novembre 2017

 Madame et Monsieur les directeurs généraux,

Monsieur le président,

Mesdames, Messieurs,

   Je me réjouis d’être présente à ces assises nationales : la protection des majeurs vulnérables est une question essentielle à mes yeux et vos assises proposent opportunément d’établir un bilan, 10 ans après, de la réforme intervenue en 2007 et d’envisager l’avenir.

Je suis donc très heureuse d’être présente pour l’ouverture de vos travaux, qui seront suivis avec beaucoup d’attention par la direction des affaires civiles et du sceau.

Le nombre de participants et la qualité des intervenants démontrent  l’importance de cet événement, qui permettra jusqu’à demain soir des échanges nourris et riches.

L’interfédération élargie (CNAPE, FNAT, UNAPEI, UNAF, ANJI, ANDP, ANMJPM et FNMJPM) qui organise ces assises regroupe despartenaires reconnus et précieux des pouvoirs publics.

Je saisis donc l’occasion qui m’est ici donnée de rendre hommage au travail remarquable de tous ceux qui jour après jour, grâce à leur dévouement et avec toute leur énergie écoutent, accueillent et accompagnent les plus vulnérables d’entre nous et leur famille. Je veux saluer cet engagement dont je mesure le rôle essentiel et auquel je suis très sensible.

La protection juridique des majeurs concernait, en 2005, 700 000 personnes. En 2016, elles étaient 725 000 [1]. L’objectif premier de la loi de 2007, tendant à contenir la croissance du nombre de mesures, a donc été atteint malgré l’accélération du vieillissement de la population dans cet intervalle. Force est toutefois de constater que le nombre de mesures prononcées n’a pas diminué, contrairement à ce qui était attendu.

S’il existe un consensus général sur la qualité de la réforme de 2007, qui a constitué un indéniable progrès sur le plan des droits des majeurs protégés, sa mise en œuvre appelle néanmoins des questions, à l’image des rapports respectifs de la Cour des comptes et du Défenseur des droits en septembre 2016. Au terme de ces dix années, nous devons donc réfléchir à des évolutions.

Afin de disposer d’éléments précis sur les conditions réelles d’application la loi et sur les publics concernés, d’anticiper les contraintes auxquelles nous devrons faire face, une enquête a été réalisée par le ministère de la justice. L’ensemble des tribunaux d’instance du territoire ont transmis une copie des décisions relatives à l’activité des services des tutelles rendues au cours du mois d’octobre 2015. Au final, 57 583 décisions ont été reçues par le service statistique de la chancellerie.

Les résultats définitifs de cette étude seront publiés au début de l’année 2018 mais je peux déjà vous annoncer qu’elle donne des indications particulièrement éclairantes sur les profils des personnes bénéficiant d’une mesure de protection et sur leurs conditions de vie, qui apparaissent précaires.

Or, chacun sait que pour ces publics très défavorisés, la prise en charge de la mesure de protection incombe principalement aux associations aujourd’hui ici présentes.

Les majeurs concernés sont âgés en moyenne de 65 ans. Les majeurs sous tutelle sont en moyenne beaucoup plus âgés que les majeurs sous curatelle puisque les premiers ont en moyenne 73 ans tandis que les seconds ont 58 ans. 

L’allongement de la durée de la vie et l’accroissement de la population âgée  de plus de 80 ans vont donc avoir un impact très important sur le nombre de mesures prononcées dans les années à venir.

Or, je sais  - et le gouvernement sait - que les mandataires judiciaires à la protection des majeurs sont déjà surchargés de travail et que les conditions d’exercice de leurs fonctions sont difficiles. Le recours massif à des mandataires professionnels ne peut donc être la réponse appropriée.

C’est pour cette raison que le ministère de la justice a d’ores et déjà engagé des actions concrètes afin d’ajuster la loi aux principes de nécessité, de subsidiarité et de proportionnalité des mesures de protection juridiques, sur lesquelles je vais revenir brièvement.

Mais des efforts sont encore nécessaires et il est impératif de mener une réflexion d’ampleur avec l’ensemble des acteurs concernés, dont je vous présenterai les contours.

I – Tout d’abord, des actions concrètes ont été engagées

-         Le premier axe a été celui du renforcement de la primauté familiale

Afin de favoriser les prises en charge familiales, le gouvernement a créé l’habilitation familiale par ordonnance du 15 octobre 2015. Ce mandat familial délivré par le juge à un proche, permet à ce dernier de représenter la personne, pour certains actes précis réalisés en son nom ou de manière générale, en allégeant les formalités pesant sur les familles.

Il s’agit ainsi d’un dispositif plus souple au quotidien que la tutelle et qui permet de réaffirmer la confiance de l’Etat dans la famille pour protéger l’un des siens.

Cette habilitation répond à une attente forte des familles, qui souhaitent s’affranchir à juste titre de la « tutelle » du juge. J’estime qu’en l’absence de conflit, rien ne s’y oppose.

Les premiers chiffres de cette mesure sont encourageants puisqu’en 2016, année de son entrée en vigueur, plus de 5 000 demandes avaient été formulées, ce qui démontre que les familles se sont emparées de ce nouvel outil.

Cette mesure devra encore bénéficier d’une publicité accrue, et je souhaite que soit engagée une réflexion sur la possibilité de l’étendre aux hypothèses d’assistance et non plus seulement de représentation.

Je souhaite également que soit envisagée la possibilité d’instituer une « passerelle » afin de permettre au juge, saisi d’une demande de tutelle ou de renouvellement, de prononcer cette mesure familiale lorsque les intérêts du majeur sont suffisamment garantis par son entourage.

Vous avez à l’évidence un rôle à jouer dans le développement de cette mesure. Vous qui participez à la vie des majeurs protégés, vous êtes les plus à mêmes de déceler une situation familiale sécurisante pour le majeur.

En effet, il est des situations dans lesquelles l’intervention d’un professionnel est nécessaire au moment de l’ouverture de la mesure de protection afin notamment de permettre à chacun de trouver ou retrouver sa place mais, une fois cet objectif rempli, l’entourage du majeur est assez solide pour l’accompagner dans ses démarches.

-         Le second axe a été valoriser l’expression anticipée de la volonté



Instauré par la loi de 2007, le dispositif du mandat de protection future était une des principales innovations de ce texte. Il permet à une personne de désigner à l'avance la ou les personnes qu'elle souhaite voir être chargées de veiller sur sa personne et, le cas échéant, sur tout ou partie de son patrimoine, pour le jour où elle ne serait plus en état, physique ou mental, de le faire seule.

Il met en exergue une expression anticipée de la volonté plutôt qu’un processus judiciaire.

Ce dispositif n’a cependant pas eu le succès escompté puisqu’environ 5 000 mandats seulement ont été mis en œuvre depuis 2009. L’une des explications de cet échec se trouve sans doute dans l’absence de publicité de la mesure, qui peut être inconnue du juge saisi d’une demande de protection du majeur.

C’est pourquoi la loi du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement a prévu la mise en place d'un registre spécial aux fins qu'y soient enregistrés les mandats de protection future (MPF), ce qui est désormais prévu à l’article 477-1 du code civil.

Je suis convaincue qu’il faut améliorer les différentes modalités de publicité des mesures de protection.

En pratique, une personne peut ainsi prendre de nombreuses dispositions pour anticiper une incapacité éventuelle : un mandat de protection future pour les décisions sociales affectant l’entreprise qu’elle dirige, des procurations bancaires au bénéfice de  son conjoint, la désignation  d’un proche en tant que personne de confiance médicale… sans que le juge ait nécessairement connaissance de celles-ci, ce qui peut l’amener, lorsqu’il est saisi aux fins d’ouverture d’une mesure de tutelle, à statuer sans être parfaitement éclairé.

Je vais demander à mes services de me faire des propositions sur ce sujet dans un souci de simplification.

II – J’en viens aux pistes d’amélioration

-         Il est nécessaire de repenser le contrôle de la mesure



Il conviendra tout d’abord d’assurer l’efficience du contrôle de la mesure par le juge lorsqu’un tel contrôle est nécessaire. Cette réflexion doit être menée en parallèle avec celle portant sur le statut des mandataires judiciaires. En effet, bien que cette profession fasse l’objet de critiques, votre capacité à vous organiser et à réfléchir à l’exercice de votre mission doit être saluée publiquement.

Le ministère de la justice participe actuellement à un groupe de travail piloté par le ministère des solidarités et de la santé en vue d’élaborer un référentiel sur l’éthique et la déontologie des mandataires judiciaires à la protection des majeurs.

Par ailleurs, vous le savez, le contrôle des comptes de gestion n’est pas assez effectif ni uniforme sur le territoire. Afin d’épauler les directeurs des services de greffe, un décret a été publié en 2011 pour permettre l’assistance des huissiers de justice, mais cette modalité de contrôle est très peu utilisée.

Or l’effectivité de ce contrôle doit être réelle : c’est une protection pour le majeur bien sûr, mais c’est aussi une protection pour vous, mandataires judiciaires, car c’est ce contrôle qui fera taire les critiques et lèvera les suspicions.

Ces difficultés ne sont pas nouvelles, elles sont identifiées, il est temps de dégager des solutions efficaces. Je serai très vigilante sur les propositions qui se dégageront qui doivent à mon sens d’un côté permettre un contrôle effectif, mais ne pas faire peser pour autant un nouveau coût financier sur les personnes les plus vulnérables.

-         Je veux ainsi pour terminer aborder les dispositifs qui permettront de mieux garantir l’autonomie de la volonté des personnes protégées



S’il apparaît important de conserver l’intervention du juge au moment de l’ouverture et du renouvellement de la mesure, par nature privative ou restrictive de liberté individuelle. En revanche, lors de la mise en œuvre de la mesure judiciaire de protection, le recours au juge pourrait être réservé aux cas de conflit ou de suspicion sur les conditions d’exercice de la mesure.

Le régime des autorisations du juge des tutelles pourrait ainsi être allégé lorsque des garanties suffisantes existent.

Plus généralement, une réflexion pourrait être menée sur l’opportunité d’une mesure judiciaire unique, prononcée par un « juge de la protection des majeurs » recentré sur sa mission de garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux.

En effet, malgré un vaste éventail de mesures pouvant être prononcées, il doit être tiré des conclusions du fait qu’en pratique, lorsqu’une tutelle est prononcée, elle s’applique par principe à tous les actes, de sorte que la graduation de la mesure n’est pas réellement effective : 99% des tutelles prononcées sont des mesures générales s’appliquant tant aux biens qu’à la personne. C’est ce que nous reproche la Rapporteur spéciale des Nations Unies, qui souligne à juste titre que la mesure qui protège est également une mesure qui prive la personne de sa capacité juridique, atteinte aux droits qu’il faut minimiser, sinon supprimer.

Or, la décision judiciaire devrait être adaptée à chaque situation individuelle, en précisant l’étendue de l’intervention du juge, en indiquant si le majeur doit être assisté ou représenté et en détaillant, dans les deux cas, les actes concernés.

Une telle mesure faciliterait en outre le travail du mandataire judiciaire.

Dans le prolongement des rapports de la Cour des comptes et du Défenseur des droits, la réflexion devrait également porter sur l’ouverture des mesures d’accompagnement social aux autres revenus que les prestations sociales pour recentrer les mesures judiciaires impliquant un suivi et un contrôle juridictionnel, sur les seuls majeurs nécessitant une réelle protection.

Enfin, je souhaite que la réflexion porte sur l’exercice des droits fondamentaux des majeurs protégés.

Je pense au droit de vote, au droit au mariage, aux discriminations subies (j’évoquais à l’instant l’interdiction totale de donner leur sang, même pour les majeurs sous curatelle) et à la réalité de l’autonomie de la volonté en matière médicale et sociale.

On peut en effet s’interroger sur la nécessité d’une autorisation du juge pour toute décision ayant pour effet de porter gravement atteinte à l'intégrité corporelle de la personne protégée : Est-il pertinent de prévoir l’autorisation du juge pour statuer sur une intervention chirurgicale préconisée par le médecin, lorsque le majeur et son protecteur y consentent ?

Voici quelques pistes pour cette réflexion, qui s’inscrit dans le cadre la politique menée par le gouvernement sur le handicap, priorité du quinquennat, et dans la mission que m’a confiée le premier ministre, pour une meilleure mise en œuvre de l’accompagnement des personnes présentant une vulnérabilité, qu’elle soit due au handicap, au grand âge ou à la maladie.

J’ai demandé au Directeur des au Directeur des Affaires civiles et du Sceau de mettre en place un groupe de travail très rapidement pour remettre à plat l’architecture des régimes de protection des majeurs. La ligne directrice doit être claire : il faudra prendre en considération à tout moment dans nos réflexions les droits fondamentaux des personnes vulnérables.

Sachez que je conduirai avec les autres ministères concernés cette réflexion ambitieuse.

Je ne doute pas l’interfédération apportera une contribution essentielle et je compte sur vos travaux.

Je vous souhaite des échanges fructueux et des assises stimulantes.

Je vous remercie.




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vendredi 10 novembre 2017

Trop de mises sous tutelle injustifiées

Merci à Elisa de m'avoir envoyé l'article ci-dessous, ok il date de 2006 et il y a un peu de changement depuis mais en gros il est toujours valab

Trop de mises sous tutelle ou curatelle injustifiées - Mars 2006

Le Particulier n° 999, article complet.


Le nombre des personnes placées sous tutelle ou sous curatelle a doublé en moins de 10 ans, et atteint 800 000. Des chiffres jugés excessifs par les pouvoirs publics et les associations. Même les notaires tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme. Un projet de loi bouclé depuis plusieurs mois devait remédier à cette dangereuse dérive, mais le coût budgétaire des mesures qu'il contient conduit à retarder son examen par le Parlement.



La tutelle et la curatelle détournées de leur vocation première.



Ces mesures ne devraient être ouvertes qu'en dernier recours, car elles privent la personne protégée de droits fondamentaux comme son droit de vote. "La tutelle et la curatelle doivent permettre de protéger des personnes reconnues juridiquement incapables. Or, elles sont désormais très largement utilisées pour régler des incapacités sociales", déplore Philippe Potentier, rapporteur général du 102e congrès des notaires consacré aux personnes vulnérables. Ces mesures touchent ainsi des personnes qui auraient plus besoin d'un accompagnement social que d'une protection juridique et des personnes très âgées, lourdement dépendantes.



Un médecin spécialisé doit constater l'altération des facultés mentales.



En attendant la réforme, les juges des tutelles des tribunaux d'instance doivent faire face à l'afflux des demandes et aux pressions familiales. Avec un garde-fou posé par la loi : ils ne décident pas seuls. L'altération des facultés mentales de la personne concernée doit avoir été établie par un médecin spécialisé, inscrit sur une liste officielle d'experts (voir le n° 379 du Particulier). La Cour de cassation l'a récemment rappelé (cass. civ. 1, du 3.1.06, n° 02-20321), comme elle a également rappelé le fait que la perte d'autonomie ne justifie pas, à elle seule, une mesure de protection.



Une personne âgée entendant mal et se déplaçant en fauteuil roulant n'a pas à être placée sous curatelle si l'altération de ses capacités physiques ne l'empêche pas d'exprimer sa volonté (cass. civ. 1, du 3.1.06, n° 02-19537).



Sur le même sujet :

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jeudi 9 novembre 2017

La tutrice refuse à Karin d'avoir accès à ses comptes



La tutrice refuse l'accès aux comptes

Pierre C. Bonjour,

je souhaiterais juste un ou deux renseignements svp.

ma fille de 20 ans a été mise quasiment de force en curatelle renforcée pour 3 ans car étant bipolaire et ayant fait un tour en hp pour agressivité cela ne l à pas aidé!Bon, sa curatrice ne lui donne

que 30 e par semaine sauf en fin de mois ou elle lui donne 60 epour pouvoir changer en plus son portable!

le problème , sa curatrice refuse de lui donner le solde de son compte lui affirmant que cela ne la regarde pas alors que nous nous sommes renseignée auprès d un avocat qui nous affirme que elle a un

droit de regrad sur son compte!elle habite dans un foyer pour handicapé et le foyer a ordre de renvoyer ses papiers a la curatrice te du couop elle ne sait rien!

ma fille ne paie rien en son foyer et maintenant sa curatrice lui dit que elle doit de l argent au département,mais n à en aucun cas vu la facture ni le montant et quand elle demande a savoir le

montant de ce que elle doit , sa curatrice refuse de le lui dire! elle a fait deux fois, une lettre pour changer de curatrice a la juge des tutelles, mais pour l instant rine pas d'audience de prévu

et il faut savoir que sa curatrice là obligé à signer une lettre lui disant que elle était d accord pour que ce soit elle qui gére son compte!et a cause de cela l une des avocats que elle à vu a it

que elel ne pouvait rien faire pour la défendre! ma fille




Laure : Bonjour,

Merci pour votre témoignage.

Votre avocat a entièrement raison ! Votre fille doit avoir accès à ses comptes. Et il est scandaleux que la tutrice lui dise que cela ne la regarde pas.




Malheureusement en effet les avocats ne peuvent pas faire grand chose les tuteurs sont très protégés !




Et c'est bien pour ça que j'ai créé ce site et une association, car il faut que nous dénoncions tous ces scandales.

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mardi 7 novembre 2017

La tutrice ne me donne que 50€ par semaine



La tutrice ne me donne que 50 € par semaine ! et pourtant il y a de l'argent sur mon compte...




C'est une phrase qui revient très souvent parmi les doléances des protégés ....

Il y a trios cas de figure :

1° La tutrice ne peut donner plus car une fois toutes les dépenses payées - loyer, EDF, prélèvements divers etc. il ne lui reste en effet que cette somme à donner au " protégé" , c'est malheureux mais elle ne peut pas non plus faire sortir l'argent de son chapeau ...

2° Le protégé fait remarquer qu'il y a de l'argent sur son compte et s'étonne que la tutrice ne le lui donne pas... et là la tutrice répond qu'il s'agit d'une ' provision ' .

Là deux cas de figure :

a) la tutrice subtilise cet argent en prétextant que le protégé peut avoir à faire face à des dépenses imprévues . Dans ce cas de figure le protégé peut se défendre en disant que cet argent est le sien et en effet la tutrice est dans l'illégalité si elle refuse de donner cet argent s'il est bien sur le compte

b) la tutrice explique , en en apportant les preuves qu'elle doit garder cet argent pour UNE RAISON PRECISE, par exemple dettes à rembourser, assurance à venir à payer ou tout autre raison valable . Là le protégé doit s'incliner et s'il ne le fait pas cela peut se retourner contre lui dans la mesure où par exemple si le protégé demande la mainlevée le Juge peut la lui refuser au motif suivant : le protégé n'est pas capable de maîtriser son budget.

lundi 6 novembre 2017

Un ancien député sous tutelle, suite

Étrange, apparemment il existe, en effet, une censure de publications FB: 
mon commentaire sur Pierre Berger est disparu.
 Pourtant tous les autres restent . Curieux.
 J’ai parlé des entraves ( graves) de la part de la fondation YSL aux travaux de la remise en état de l’appartement de F.d’H, qu’il loue depuis 50 ans. 
C’est le seul appartement qui se trouve au milieu des locaux de la fondation.
 La remise en état a été ordonnée par la justice comme condition de retour de FH à son domicile de la maison de retraite Korian ou il a été placé en août 2015 et retenu contre son gré en violation de la loi par l’initiative de sa nouvelle CURATRICE Mme CHxxxx Cxxx en complicité avec Korian. 
J’ai écrit deux fois à PB pour demander que la fondation YSL n’empêche pas les travaux pour que ancien député , serviteur de son pays dévoué , âgé 89 ans puisse quitter son cellule comme il même appelle sa chambre de 4 m 2 où il est condamné être renfermé en étant privé de droit de sortir de Korian 
. FH se promène dans les couloirs et dans les escaliers. PB ne m’a jamais répondu. Que l’intervention de la police a aidé résoudre le problème des travaux

se taire c'est être complice !



Se taire c'est être complice




Sophie :Bonsoir Dominique,

Rappelle-toi que depuis 2015 je te répète que les tuteurs sont intouchables qu’ils sont protégés par tout le système de l’Etat :

Le système est sous le régime de l’Etat puisque c’est l’Etat qui a mis en place ces mesures

Je m’évertue depuis le début à essayer gentiment qu’il n’y a rien à faire contre les tuteurs tutrices ;

Ils ont tous les pouvoirs tous !

C’est une Mafia :

Depuis le début je te le répète mais tu ne veux rien entendre ni te laisser dire, tu te mets dans des états pas possible.



Même mon fils a tout compris depuis le début, on ne peut rien faire contre eux :

Tu veux t’attaquer contre l’Etat, tu vas terminer en psychiatrie pour dérangée mental !

C’est moi qui ai raison depuis le début DSL




Ma réponse à Sophie

Tu réagis comme tous ces français qui pendant l' Occupation disaient il n'y a rien à faire les Allemands sont les plus forts.




Ce n'est pas la peine de me dire que c'est l'Etat qui est derrière tout ça puisque c'est ce que j'essaye de démontrer à longueur de pages dans mon blog depuis trois ans !

Mais le fond du problème à mes yeux c'est que les victimes des tutelles comprennent plus ou moins confusément que oui c'est derrière l'Etat qui est derrière tout ça et s'ils ne réagissent pas ce n'est pas simplement par peur des représailles mais parce qu'au fond d'eux ils sont en fait pro-Etat... L'Etat qui " protège " ... mais à quel prix....!

Les gens râlent mais au fond d'eux-mêmes et peut-être inconsciemment ils soont favorables à ce système.. et bien qu'ils en payent les conséquences mais qu'ils ne viennent pas se plaindre !

Moi je crois que dans la vie il faut faire des choix et les assumer : on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.







Je suis parfaitement consciente des risques que je cours et JE M'EN FOUS totalement.

J'agis en fonction de ma conscience.

Je fais ce que ma conscience me dit de faire un point c'est tout.

Ceux qui trouvent toutes sortes de prétexte pour ne pas agir, je ne les juge pas ( enfin disons que j'essaye) mais au moins qu'ils arrêtent de se plaindre et de chialer sur leur sort. !

Parce que c'est ça que je trouve insupportable ces gens qui pleurnichent sans cesse et qui ne bougent pas le petit doigt pour que ça change. Ce n'est même pas leur manque de courage qui me choque mais leur manque de lucidité !




Je ne porte aucun jugement sur les gens qui préfèrent ' se coucher ' mais je pense qu'ils ont une part de responsabilité dans l'aggravation du système.

Pour moi se taire c'es être complice


dimanche 5 novembre 2017

La scandaleuse impunité des tuteurs

TUTEURS · 05. novembre 2017
la scandaleuse impunité des tuteurs


Vous êtes vous demandé pourquoi votre tuteur vous regarde d'un air narquois quand vous lui faites remarquer ses manquements ou son incompétence pourquoi il a l'air de vous dire cause toujours tu m'intéresse ?

Et bien lisez le texte ci-dessous et vous verrez que ces gens-là commettent leurs méfaits dans la plus totale impunité.

Hier, j'étais à une réunion de l'Association et certaines personnes, manifestement à bout de nerfs m'ont paru sur le point de disjoncter ... Vous voyez ce que je veux dire ??? Je ne sais pas si elles vont vraiment faire ce dont elles ont parlé hier à la réunion parce que c'est chaud, chaud, chaud ... mais lisez le texte ci dessous qui décrit de façon obscène l'impunité quasi absolue des tuteurs et vous comprendrez que certaines idées ' chaudes ' traversent l'esprit de certaines personnes

LA RESPONSABILITÉ DES VÉRIFICATEURS 8 L’Etat est seul responsable. L’action en responsabilité contre l’Etat est portée devant le tribunal de grande instance et doit être engagée dans les cinq ans à compter de la fin de la mesure de protection. En cas de faute commise dans le fonctionnement du service des tutelles, l’Etat peut engager une action récursoire contre le juge des tutelles et/ou le greffier en chef, sans préjudice de poursuites disciplinaires. La circulaire du 1er juillet 1966 précise que “si les personnes appelées à participer au service de la tutelle font preuve d’une diligence normale, si elles sont animées par le souci de l’intérêt de l’incapable, elles peuvent être assurées que leur responsabilité ne sera pas mise en cause”. – articles 473 et suivants du code civil – article L 781-1 du code de l’organisation judiciaire.

Comment lire ça sans devenir ivre de rage ?